À Propos

“Masquer son visage pour masquer son âge. Se travestir pour se divertir. Se déguiser pour s’amuser. Se masquer pour disparaître. Se masquer ne fait pas oublier qui l’on est”.

« Ma vie à rebrousse poil »

Mon histoire

La nuit où j’ai vu le jour, c’était rue de la Cerisaie, dans la gare de Suresnes-Longchamp le 12 mars 1948 ; nous y avons vécu 8 ans, ma mère, mon père et mes deux soeurs.La nuit où j’ai vu le jour, c’était rue de la Cerisaie, dans la gare de Suresnes-Longchamp le 12 mars 1948 ; nous y avons vécu 8 ans, ma mère, mon père et mes deux soeurs.

J’ai tant aimé cette petite maison, son jardin en terrasse, ce quartier, que lorsque nous l’avons quitté, en passant sur le pont du chemin de fer pour prendre le train à vapeur gare d’Austerlitz, j’ai tellement pleuré : je savais que je n’y reviendrais plus et que je ne verrais plus mes copains, j’avais 7 ans.

Mon père, ajusteur à la SNCF était muté à Saintes ; nous allions habiter dans la grange familiale, retapée par mon père pendant ses congés, à Saint Césaire, un village de trois cent habitants… C’était la campagne après la ville et de nouveaux copains. Il y avait des repas de famille aux Montgougnons, les journées de pêche au carlet dans l’estuaire aux Monards avec mon oncle Pierrot, bouliste-ébéniste, avec qui j’ai appris l’atelier, le chantier et le compagnonnage. On m’a offert mon premier livre sur la peinture “de Monet à Pissarro” et ma première boîte de peinture à l’huile, j’ai peint mon premier tableau sur contre-plaqué : le Moulin. 

A l’école communale, mon instituteur aux sabots de bois, béret vissé sur la tête retenu par les oreilles, m’a appris à observer la nature et les saisons. Ces cinq ans ont filé vite…

Mon père est muté à Paris. Nous habitions Gare de Passy, place de la Muette, ma mère était fleuriste dans la gare, mon père travaillait aux ateliers de la SNCF, à Pont-Cardinet.

Elève au Lycée Janson -de -Sailly, un “autre monde” pour le fils de d’ajusteur, copain avec des fils d’ambassadeurs, de professeurs en médecine, d’avocats…

Ces études là, je ne les ai pas aimées, et pourtant j’étais premier en dessin, en musique et en sport.

Je rends hommage à mes parents, qui malgré leurs méconnaissances des arts, ont compris que j’étais doué pour le dessin et la peinture. Mon père m’a fabriqué ma deuxième boîte de peinture pour mon entrée à 15 ans, à l’école des Beaux Arts, section peinture ; 3 années où j’ai appris les plâtres au fusain, la craie et la mine de plomb, l’huile, la gouache, la plume, l’encre de chine, la terre à modeler, les croquis de nus avec les jeux des boulettes de gomme mie de pain sur les modèles, et les concours à thème… Tous les classiques d’un atelier et de l’histoire de l’art, les croquis au Louvre, sur les quais, dans Paris… Des profs classiques, académiques.

A 18 ans, mon premier boulot, peintre en lettres. Mon deuxième boulot, copiste pour un mécène, grand admirateur de Bonaparte et une carrière dans l’architecture commerciale des Grands Magasins.

J’ai fondé et créé, il y a 18 ans, le Club «  ENSEIGNES & INNOVATION » et les Trophées des « BRIQUES D’OR ».

Depuis 3 ans, je tisse ma toile, artiste peintre à temps complet, j’ouvre ma boîte, je prends mon pied avec mes pinceaux, j’élargis ma palette… avec d’autres artistes.

J‘expose à PARIS, ARGENTEUIL, ROYAN…

Je travaille sur l’illustration de 3 livres avec l’artiste Patrice ZANA… et prépare aussi des expositions….